 Plan et profil de Granville en 1680 |
L’exposition regroupe plans, cartes et documents d’époque, dont beaucoup sont prêtés par le Service Historique de la Défense à Vincennes qui conservent les archives du Génie, photographies qui gardent l’image de la ville à la fin du XIXe siècle, gravures et tableaux témoins d’une époque encore plus ancienne et du regard que les artistes ont posé sur la ville et le site fortifiés.
Un site remarquable, une frontière menacée pendant des siècles, un littoral dépourvu de positions défensives : Granville naît de cette situation et de cette nécessité militaire, à la fin de la guerre de Cents Ans.
Le Roc inhabité est alors investi par les anglais, qui cherchent à en faire une position inexpugnable. Repris trois ans plus tard en 1442 par les chevaliers du Mont Saint-Michel, il ne tombera plus aux mains de l’ennemi.
La charte de Charles VII accorde des privilèges, qui seront confirmés par les rois qui lui succèderont, et fonde une ville qui doit assurer sa défense. Granville va garder ce caractère de ville frontière jusqu’à la fin du XIXe siècle, faisant l’objet de soins attentifs des services du Génie.
La venue de Vauban à la fin du XVIIe siècle donne lieu à une étude précise et à des propositions que la guerre ne permettra pas de réaliser. Les années passent, et les projets se succèdent pour améliorer toujours les capacités défensives de la place, particulièrement exposée à si peu de distance des îles anglo-normandes.
Mais la ville devient aussi un des plus importants ports morutiers de France et éclate dans ses limites. Dès le XVIIIe siècle, elle cherche à s’étendre, et gagnera finalement du terrain sur la mer et sur les communes voisines, mais chaque étape de cette évolution sera soumise aux avis du Comité des Fortifications et aux nécessités de la défense de la place.